Viviane-José
Restieau
Après avoir été une figure majeure dans le graphisme pendant quarante ans, conceptrice d’image d’entreprise pour les plus grandes compagnies, Viviane-José Restieau est devenue pionnière dans un « art lumière sans ombre » qu’elle explore dans un silence total d’une ou plusieurs semaines. C’est ainsi qu’elle se prépare à accueillir, à « recevoir » parfois les yeux fermés, l’inspiration créatrice, l’expression du vivant, la musique des champs vibratoires, l’énergie pure des particules lumières cosmiques…
 
Elle nous explique ses voyages à la croisée des mondes, le nôtre…et les autres.
 
© Orbs #3 – Entre le Ciel et la Terre – 2015
 
“Je cherche à rendre
visible l’invisible”
C’est l’énergie qui donne la forme. Dans l’exploration de la perception, j’ai perçu que les formes géométriques du Vivant pouvaient être transmutées en hélices et vortex, par lesquels se manifeste l’archétype lumière. Mes œuvres sont des matrices qui s’accomplissent dans la lumière. La lumière naturelle toujours changeante, captée par les pigments, offre une aura d’infinité de déploiement – tant en lumière naturelle qu’en lumière artificielle – variable et orientable au gré du regardant.
 
© Orbs #3 – Entre le Ciel et la Terre – 2015
 
Un médecin ou un biologiste vont interpréter l’œuvre par rapport à la cellule. Ou comme le cheminement d’un processus naturel s’ils sont psychologues, physiciens, mathématiciens,…
Le résultat du silence et du son, je le vis : c’est un enchantement de perceptions qui devient une immersion universelle. Comment se fait-il que chacun, découvrant une œuvre déterminée, la décrive selon le filtre de sa culture ? Comment peut-on ressentir du vivant, de l’étonnement, des émotions, face à une œuvre inerte ? En réalité, les petits points de mémoire captées dans la mémoire universelle s’inscrivent dans le pigment de la matière. La mémoire de l’Univers s’inscrit dans cette écoute spontanée qui va devenir une œuvre.
 
L’expérience terrestre rejoint l’expérience cosmique. Le pigment déposé sur le support absorbe les vibrations des portes cosmiques en évolution. Chacun entre en résonnance avec le monde vibratoire de l’œuvre à son niveau de perception cellulaire.
La vibration est partagée hors les mots, dans une sorte de silence et d’intimité discrète.